7 accidents mortels impliquant la STIB

Auteur : Halima Benhaddou

11.05.2026

Les chiffres récents en matière de sécurité routière à Bruxelles mettent en lumière une réalité particulièrement préoccupante : la gravité des accidents impliquant des véhicules de la STIB et leur impact direct sur les usagers les plus vulnérables.

Depuis le 1er janvier 2024, la STIB a été impliquée dans 7 accidents mortels. Un constat alarmant s’impose : toutes les victimes étaient des piétons. Cette situation met en évidence une problématique majeure dans l’espace public bruxellois. Alors que les transports publics constituent un pilier essentiel de la mobilité urbaine, les interactions entre véhicules de la STIB et piétons restent particulièrement à risque. Les piétons, par définition les usagers les plus exposés, continuent de payer le prix le plus lourd.

La répétition de ces drames impose une prise de conscience immédiate. Il ne s’agit pas d’événements isolés, mais d’un signal fort sur la nécessité de renforcer la sécurité aux abords des lignes de transport public, notamment aux arrêts, aux carrefours et sur les traversées piétonnes.

« Ces 7 accidents mortels impliquant la STIB ne sont pas de simples statistiques. Derrière chaque chiffre, il y a une vie perdue, une famille brisée. Le fait que toutes les victimes soient des piétons doit nous alerter collectivement. Il est urgent de repenser en profondeur la sécurité autour des transports publics pour protéger celles et ceux qui sont les plus vulnérables dans l’espace public », souligne Ilyas El Omari, député bruxellois.

Ces chiffres s’inscrivent dans une augmentation globale des accidents de la route : En 2023, 6 personnes ont perdu la vie sur les routes en Région bruxelloise. En 2024, ce chiffre s’élevait à 10. En 2025, on déplore malheureusement 20 décès. La ministre de la Mobilité Elke Van den Brandt appelle à poursuivre et à renforcer le plan de sécurité routière.

Toutefois, les chiffres communiqués révèlent une dégradation de la sécurité routière sous sa politique. Face à ce constat alarmant, une révision globale de ce dispositif s’impose.