Examens de conduite, vers une inscription numérique

Auteur : Halima Benhaddou

11.05.2026

La situation préoccupante des centres d’examen de conduite et les longues files d’attente, pouvant atteindre plusieurs heures, sont inacceptables pour les candidats qui souhaitent obtenir leur permis de conduire.

Interrogée par le député Fouad Ahidar, la ministre bruxelloise de la Mobilité, Elke Van den Brandt, a annoncé la mise en place d’une plateforme numérique d’inscription cette année. Cette digitalisation constitue une avancée nécessaire pour améliorer la transparence et réduire la charge administrative. Toutefois, elle ne saurait suffire à résoudre les problèmes de fond.

La commission de la mobilité a révélé que certaines modifications des modalités pratiques ont été introduites sans concertation préalable avec les autorités compétentes. Or, en principe, les centres d’examen ne peuvent procéder à de tels changements de manière unilatérale.

« Le manque de capacité reste un enjeu central, ce sont des milliers de Bruxellois qui sont concernés. Le permis de conduire est très souvent demandé dans les offres d’emploi également. Toutefois et malgré les efforts envisagés pour augmenter le nombre d’examinateurs, aucune échéance claire n’a été communiquée. Dans le même temps, la création d’un troisième centre d’examen ne semble pas envisageable à court terme, faute d’opérateur répondant aux exigences légales. Une inscription numérique ne peut à elle seule résorber l’ensemble des problèmes » déclare Fouad Ahidar, député et chef de groupe TFA au parlement bruxellois.

TFA souhaite attirer l’attention sur un point essentiel : l’absence actuelle de mécanismes de sanction lorsque des centres d’examen modifient unilatéralement leurs modalités d’inscriptions aux examens. Cette lacune fragilise à la fois l’autorité publique, les auto-écoles et les candidats.

TFA appelle dès lors à l’instauration de règles claires et contraignantes pour les centres d’examen ; une transparence totale dans l’attribution des places d’examen ; un renforcement rapide de la capacité opérationnelle et la mise en place d’un cadre protecteur pour les candidats et les professionnels du secteur.