Après 613 jours d’une crise politique inédite, la Région de Bruxelles-Capitale dispose enfin d’un gouvernement. Une longue période d’incertitude institutionnelle prend fin et une nouvelle étape s’ouvre pour Bruxelles.
Une crise politique historique
Oui, un gouvernement est enfin formé. Mais 613 jours de blocage pour aboutir à cette coalition, c’est un scandale politique. Cela en dit long sur celles et ceux qui prétendent aujourd’hui vouloir défendre l’intérêt général des Bruxellois.
Pendant 613 jours, Anders a dit non. Pendant 613 jours, une région entière a été prise en otage. Et soudain, sans explication politique crédible, ce non devient un oui. Une volte-face qui interroge, qui fragilise la confiance démocratique et qui illustre une gestion purement tacticienne du pouvoir.
« Encore plus alarmant : les perdants de ces élections se retrouvent en position d’influence, alors qu’il s’agit précisément des mêmes forces politiques qui ont géré les finances publiques bruxelloises pendant des années et ont conduit la Région au bord de la faillite avec un déficit de 16 milliards! Malgré l’urgence, il a fallu 613 jours avant de former un gouvernement. C’est un scandale mais ce qui est encore plus préoccupant, c’est que ce sont exactement les mêmes acteurs, avec les mêmes méthodes et la même irresponsabilité qui continueront à gouverner Bruxelles : une coalition de perdants composée de Vooruit, Anders et du CD&V », dénonce Fouad Ahidar, président de TFA.
Dès lors, cette annonce ne peut que laisser un goût amer à celles et ceux qui aiment Bruxelles, qui y vivent, qui y travaillent et qui y élèvent leurs enfants.
613 jours perdus. 613 jours de blocage. 613 jours de cirque politique.
Le rôle de TFA : une opposition responsable
Pour Team Fouad Ahidar, cette nouvelle phase se vivra depuis les bancs de l’opposition.
Être dans l’opposition n’est pas un recul. Dans une démocratie, c’est un rôle essentiel :
• contrôler l’action du gouvernement,
• dénoncer ce qui ne fonctionne pas,
• et surtout proposer des alternatives crédibles au service des Bruxellois.
Continuer à construire avec les Bruxellois
Métro 3 : poursuite des auditions
La commission Métro 3 poursuit ses auditions afin de faire toute la lumière sur la genèse de ce chantier d’envergure. Jusqu’à présent, les différentes auditions ont permis de mettre en évidence les responsabilités politiques et administratives dans ce qui est désormais largement perçu comme un véritable fiasco financier et urbanistique.
« Les décisions qui ont été prises à certains moments, le flou entourant d’autres, démontrent clairement qu’il y a eu de la précipitation dans ce dossier. Des milliards d’euros ont été dilapidés pour au final n’avoir aucun métro tout en provoquant l’asphyxie d’un quartier commercial entier, celui de Stalingrad–Lemonnier », déclare Ilyas El Omari, député et membre de la commission Métro 3.
Faire toute la lumière
Restaurer la confiance
La confiance des Bruxellois dans la gestion des grands investissements publics dépendra de la capacité du Parlement à faire toute la lumière sur les décisions, les coûts et les dérives entourant le Métro 3.
Les travaux de la commission devront permettre d’identifier les responsabilités, de comprendre les erreurs commises et surtout d’en tirer les leçons pour l’avenir.
Pour Team Fouad Ahidar, l’objectif est clair : garantir plus de transparence, de rigueur budgétaire et de respect des quartiers concernés lorsqu’il s’agit de projets publics d’une telle ampleur.
Les auditions se poursuivront encore dans les prochaines semaines afin de compléter le travail d’analyse et d’établir un rapport détaillé sur ce dossier majeur pour l’avenir de Bruxelles.
« le flou entourant d’autres démontrent clairement qu’il y a eu de la précipitation dans ce dossier. »